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50 ans de la CC66 prise de parole CGT devant la sous préfecture de Brest

mercredi 16 mars 2016, par Administrator

Prise de parole le 15 mars 2016, lors de la manifestation des salariés des établissements la CC66 du Finistère. Lu par Loic marchand DS CGT Papillons Balncs du Finistère

Les conventions collectives sont le fruit de longues et dures luttes des salarié.e.s(la première fut celle des mineurs de fond en 1890). Grâce aux grandes grèves de 1936, ce sont plus de 6000 conventions qui voient le jour. Le patronat fera tout pour empêcher leur apparition dans notre secteur : le « don de soi » doit rester le credo !

1951 voit la naissance de la première convention pour les maisons d’enfants.

Signée le 31 octobre 1951, elle concerne surtout la santé privée. Alors que la CGT demande l’intégration des salarié.e.s à cette convention, les employeurs avec l’aide d’une organisation corporatiste, l’ANEJI (Association Nationale des Éducateurs de Jeunes Enfants),mène pendant quinze ans une bataille de retardement. Il faudra agir avec ténacité sans faille et des luttes acharnées pour qu’enfin, le 15 mars 1966, cette nouvelle convention collective voie le jour !

15 mars 1966-15 mars 2016 : 50 années de conquêtes sociales menacées de dénonciation !

En 50 années d’actions et de négociations, les salarié.e.s avec leurs organisations syndicales sont parvenues à faire exister une convention qui rassemble des garanties bien supérieures au code du travail. Elle constitue aujourd’hui un rempart face aux politiques d’austérité qui mettent à mal le secteur social et médico-social.

Or, depuis 2009, les employeurs-comme les divers gouvernements successifs-n’ont cessé de vouloir la remettre en cause, avec comme seule visée de diminuer les coûts. Force est de constater qu’ils ont été bloqués par les mobilisations massives et unitaires, mais malgré tout, lors de leur Assemblée Générale commune du 26 juin 2015, le SYNEAS et la FEGAPEI, syndicats employeurs de la CC66, ont arrêté deux objectifs :

  • D’une part, de constituer un syndicat unique : c’est aujourd’hui chose faite ;
  • D’autre part, de créer « un nouvel environnement conventionnel » qui ne serait qu’un simple socle minimaliste visant à casser « les coûts salariaux » par :

- La remise en cause des métiers au profit des fonctions et compétences,

- La baisse et l’individualisation des salaires, avec l’introduction d’une part variable attribuée au seul gré de l’employeur et la remise en cause massive de l’ancienneté,

- l’augmentation du temps de travail, par a suppression des congé payés supplémentaires (trimestriels et d’ancienneté) et remise en cause des accords RTT au profit des forfaits jours pour tous .

Pour les employeurs, ce chantier doit s’ouvrir et cette fois aboutir, même au prix d’une dénonciation de la convention !

C’est sans compter sur notre détermination à défendre et améliorer nos garanties collectives : notre mobilisation unie et massive les mettra en échec.

La CGT propose de défendre et d’améliorer notre convention autour de quatre point :

Le maintien du caractère national, garant des missions de service public et du caractère « non lucratif » de notre secteur,

Le maintien de la structuration autour des qualifications, des diplômes nationaux et métiers reconnus dans la branche,

Le maintien et l’amélioration des salaires par la reconnaissance des qualifications, de l’ancienneté et du coût de la vie : pas de salaire inférieur à 1800 euros,

Le maintien et la généralisation à toutes et tous des congés payés supplémentaires, traduisant la reconnaissance des conditions d’exercice professionnel, de travail et la pénibilité dans notre secteur. Partout dans nos établissements, organisons nous pour diffuser l’information nécessaire à la mobilisation !

Aujourd’hui nous remettons cette motion dite d’ « alerte » au représentant du gouvernement, afin de mettre en avant les conditions salariales du secteur, les grilles de première indice se retrouvent en de çà du SMIC, nous subissons toutes et tous cette injustice avec une incidence sur nos retraites ! Demain cette motion devra être imposée dans tous les conseils d’Administration de nos employeurs, discutées auprès des futur(e)s professionnel(le)s dans centre de formations.

Le secteur doit-être source d’emploi, permettant à chacun un épanouissement dans sa vie sociale et professionnelle en garantissant un salaire minimum à 1800 euros.